<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://blog.fandor.gayattitude.com/</link><title>fandor</title><description>fandor</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2010</dc:rights><dc:date>2010-09-25T20:15:25+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>Outrage à Versailles</title><link>http://blog.fandor.gayattitude.com/20080921171008/outrage-a-versailles/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.fandor.gayattitude.com/20080921171008/outrage-a-versailles/</guid><description>Outrage ! C'est par cette sentence sans appel que certains ont condamné l'exposition au château de Versailles d'une série d'œuvres de l'artiste Jeff Koons. Pour les détracteurs de cette exposition, les « rabbits », « lobsters » et autres créatures du monde imaginaire de l'artiste constituraient par leur caractère dérisoire, ridicule, insignifiant, une insulte au lieu qu'elles investissent (tout en reconnaissant bien évidemment au passage sa valeur d'artiste, de second ordre certes, mais d'artiste tout de même, d'artisan à Koonst, dont on vante la méticulosité, le soin qu'il apporte au travail de la matière, fidèle en cela d'une certaine manière à la tradition – ce discours révèle au passage à mes yeux le regard pour le moins condescendant et rétrograde qu'ont certains critiques sur l'art contemporain comme sur tout ce qui leur échappe, qu'ils n'arrivent pas à comprendre). Outrage, donc ! C'est drôle, car j'ai pensé tout le contraire en découvrant ces œuvres (somme toute fort sages, pas de bovins congelés coupés en tranches ou de jeunes enfants affublés d'un phallus au milieu du visage, dont l'exposition aurait été d'une autre trempe, je n'ose imaginer les réactions des dévots de la bienséance artistique). Koonst est certes loin d'être un ange, mais loin de souiller l'endroit qui les accueille, ses œuvres me semblent le réveiller, le vivifier, oui, lui redonner vie, le sortir de la torpeur à laquelle il semblait condamner. C'est comme un hommage. Où y aurait-il outrage ? Et puis outrage à qui ? A Marie-Antoinette, comme je l'ai lu ? A un des fondamentaux de la civilisation ? A un lieu sacré de mémoire, témoin de la gloire et du génie de la France ? D'abord, si Versailles est un lieu de mémoire, c'est une mémoire tronquée, arrangée, falsifiée, plus q'un lieu de mémoire, c'est un lieu d'histoire(s). Ce n'est pas un lieu de mémoire en ce que le musée qu'il est devenu a aujourd'hui peu à voir avec le lieu qui abrita en son temps la démesure de nos monarques absolus. Il ne reste à peu près rien de cette époque-là. Entre la fin du règne de son dernier locataire et nous il y a deux cent ans d'histoire complexe, de révolutions, de restaurations, de récupérations en tous genres… Beaucoup de salons et de décors ont été inlassablement remis au goût du jour, remaniés, refaits. Mémoire de quoi alors ? Mémoire de qui ? Qu'est-ce qu'on célèbre au juste avec Versailles ? La grandeur et le génie de la France ? Oui ! Mais alors pourquoi cela devrait justifier d'en faire un mausolée ? Et puis si tel est le cas, pourquoi l'écrin est-il si vide ? Je trouve beaucoup plus outrageant la façon dont on y fait circuler de façon chronométrée des flots humains continus à qui on prend soin de ne rien montrer, de ne rien laisser sentir, rien laisser voir. Les œuvres de Koons tout à coup interpellent, réveillent l'attention et nous montrent à neuf le décor des salons, les marqueteries, les fresques, les dorures. Peut-être les œuvres de Koons en pointent-t-elles en même temps le caractère artificiel, illusoire, factice ? Que sais-je ? Elles n'en altèrent, ni n'en diminuent jamais la beauté qui ne s'est je crois rarement manifesté de façon aussi joyeuse et éclatante. C'est comme une fête. L'expérience de faire dialoguer l'art contemporain et les lieux d'histoire n'est pas tout à fait nouvelle. Il y a dans le Poitou un exemple très réussi de ce type d'échange : le château d'Oiron. Les œuvres qu'il abrite le magnifient tout autant que le lieu magnifie les œuvres. Dans les lieux de mise en scène du pouvoir, tel qu'est Versailles, l'art a pour fonction de servir le prince, l'art est domestiqué et soumis. Tout l'inverse de la modernité où l'art émancipé fait l'épreuve de la liberté et a justement pour fonction de défier le pouvoir et l'ordre établi. Il y a dans cette exposition comme un goût de revanche de l'art contre le pouvoir qui croyait le subordonner. Avec pour arme non pas la dérision (qui suppose la calcul, et qui a toujours quelque chose d'agressif, or, il n'y a rien d'agressif ici) comme il a été dit mais l'humour (qui suppose une certaine manière de fraîcheur, de naïveté). Alors, outrage ? Ces œuvres seraient d'autant plus scandaleuses qu'elles seraient dénuées de sens, relever du nihilisme pur. A mon sens, cet art de la récup et du sauvetage d'objets voués à la casse témoigne de quelque chose de notre propre aliénation. Il est vrai que ce n'est pas un lieu de pouvoir ordinaire. C'est un de ces lieux monde qui transporte à coup sûr celui qui y pénètre dans une autre dimension. Je n'oublie pas qu'il fut aussi le théâtre de toutes les bassesses et le terreau des plus viles ambitions. C'est cela aussi Versailles, beaucoup de poudre aux yeux et des relents d'urines et de fiel sous les escaliers. Mais pourquoi alors exerce-t-il encore sur nous un grand pouvoir d'attraction ? Nous nous glorifions de nous être soi-disant émancipés des tyrans, et nous avançons palpitant en traversant les appartements privés du roi d'approcher le saint des saints. Dans le monde de l'hyper consommation qu'est devenu le nôtre, les grands mythes fondateurs ont cédé la place à des mythes modernes, tout droit sortis des laboratoires des prêtres du marketing. Il y a belle lurette qu'on invoque plus Mars, Neptune ou Jupiter, ni même Vénus ou Bacchus. C'est la disneyisation des esprits. Ce ne sont pas les dieux qui nous ont abandonné, c'est nous qui nous sommes détournés d'eux, comme un enfant lassé d'un jouet qui ne l'impressionne plus. On a abandonné la référence aux grands mythes de l'Antiquité auxquels plus personne ne comprend plus rien pour d'autres mythes. Le super-héros de ce monde ? Est-ce bien encore Michael Jackson – cette figure me semble un peu dépassée –, qu'on voit ici, bien mélancolique, en compagnie d'un singe, plus fidèle que le public ingrat qui l'a vénéré et jeté en pâture aux Érinyes… Et si je me trompais complètement et si sous le sourire enfantin de ces personnages de cartoon se cachait un profond désespoir sur la dévastation de notre monde, nos Olympes comme nos imaginaires : dévastées. Et si c'était d'un appel au retour des dieux qu'il s'agissait, pour qu'ils reviennent. Je sais bien que les organisateurs de cette exposition ont tout autre chose en tête et serait bien embêté si une telle chose se produisait à l'occasion de cette manifestation – le retour des dieux ! Il paraît que c'est une question de gros sous. L'idée de l'exposition aurait été soufflée au nouveau directeur de l'établissement par son ancien employeur et ami, M. Pinault, façon de valoriser (en d'autres termes, faire monter la valeur pécuniaire) quelques pièces issues de sa collection d'art contemporain. Et si la polémique entretenue par les vieux barons et les Tartuffes de l'art locaux n'était qu'un élément indispensable pour la médiatisation de l'événement… Outrage, disait-on ?</description><content:encoded><![CDATA[Outrage ! C’est par cette sentence sans appel que certains ont condamné l’exposition au château de Versailles d’une série d’œuvres de l’artiste Jeff Koons. Pour les détracteurs de cette exposition, les « rabbits », « lobsters » et autres créatures du monde imaginaire de l’artiste constituraient par leur caractère dérisoire, ridicule, insignifiant, une insulte au lieu qu’elles investissent (tout en reconnaissant bien évidemment au passage sa valeur d’artiste, de second ordre certes, mais d’artiste tout de même, d’artisan à Koonst, dont on vante la méticulosité, le soin qu’il apporte au travail de la matière, fidèle en cela d’une certaine manière à la tradition – ce discours révèle au passage à mes yeux le regard pour le moins condescendant et rétrograde qu’ont certains critiques sur l’art contemporain comme sur tout ce qui leur échappe, qu’ils n’arrivent pas à comprendre). Outrage, donc ! C’est drôle, car j’ai pensé tout le contraire en découvrant ces œuvres (somme toute fort sages, pas de bovins congelés coupés en tranches ou de jeunes enfants affublés d’un phallus au milieu du visage, dont l’exposition aurait été d’une autre trempe, je n’ose imaginer les réactions des dévots de la bienséance artistique). Koonst est certes loin d’être un ange, mais loin de souiller l’endroit qui les accueille, ses œuvres me semblent le réveiller, le vivifier, oui, lui redonner vie, le sortir de la torpeur à laquelle il semblait condamner. C’est comme un hommage. Où y aurait-il outrage ? Et puis outrage à qui ? A Marie-Antoinette, comme je l’ai lu ? A un des fondamentaux de la civilisation ? A un lieu sacré de mémoire, témoin de la gloire et du génie de la France ? D’abord, si Versailles est un lieu de mémoire, c’est une mémoire tronquée, arrangée, falsifiée, plus q’un lieu de mémoire, c’est un lieu d’histoire(s). Ce n’est pas un lieu de mémoire en ce que le musée qu’il est devenu a aujourd’hui peu à voir avec le lieu qui abrita en son temps la démesure de nos monarques absolus. Il ne reste à peu près rien de cette époque-là. Entre la fin du règne de son dernier locataire et nous il y a deux cent ans d’histoire complexe, de révolutions, de restaurations, de récupérations en tous genres… Beaucoup de salons et de décors ont été inlassablement remis au goût du jour, remaniés, refaits. Mémoire de quoi alors ? Mémoire de qui ? Qu’est-ce qu’on célèbre au juste avec Versailles ? La grandeur et le génie de la France ? Oui ! Mais alors pourquoi cela devrait justifier d’en faire un mausolée ? Et puis si tel est le cas, pourquoi l’écrin est-il si vide ? Je trouve beaucoup plus outrageant la façon dont on y fait circuler de façon chronométrée des flots humains continus à qui on prend soin de ne rien montrer, de ne rien laisser sentir, rien laisser voir. Les œuvres de Koons tout à coup interpellent, réveillent l’attention et nous montrent à neuf le décor des salons, les marqueteries, les fresques, les dorures. Peut-être les œuvres de Koons en pointent-t-elles en même temps le caractère artificiel, illusoire, factice ? Que sais-je ? Elles n’en altèrent, ni n’en diminuent jamais la beauté qui ne s’est je crois rarement manifesté de façon aussi joyeuse et éclatante. C’est comme une fête. L’expérience de faire dialoguer l’art contemporain et les lieux d’histoire n’est pas tout à fait nouvelle. Il y a dans le Poitou un exemple très réussi de ce type d’échange : le château d’Oiron. Les œuvres qu’il abrite le magnifient tout autant que le lieu magnifie les œuvres. Dans les lieux de mise en scène du pouvoir, tel qu’est Versailles, l’art a pour fonction de servir le prince, l’art est domestiqué et soumis. Tout l’inverse de la modernité où l’art émancipé fait l’épreuve de la liberté et a justement pour fonction de défier le pouvoir et l’ordre établi. Il y a dans cette exposition comme un goût de revanche de l’art contre le pouvoir qui croyait le subordonner. Avec pour arme non pas la dérision (qui suppose la calcul, et qui a toujours quelque chose d’agressif, or, il n’y a rien d’agressif ici) comme il a été dit mais l’humour (qui suppose une certaine manière de fraîcheur, de naïveté). Alors, outrage ? Ces œuvres seraient d’autant plus scandaleuses qu’elles seraient dénuées de sens, relever du nihilisme pur. A mon sens, cet art de la récup et du sauvetage d’objets voués à la casse témoigne de quelque chose de notre propre aliénation. Il est vrai que ce n’est pas un lieu de pouvoir ordinaire. C’est un de ces lieux monde qui transporte à coup sûr celui qui y pénètre dans une autre dimension. Je n’oublie pas qu’il fut aussi le théâtre de toutes les bassesses et le terreau des plus viles ambitions. C’est cela aussi Versailles, beaucoup de poudre aux yeux et des relents d’urines et de fiel sous les escaliers. Mais pourquoi alors exerce-t-il encore sur nous un grand pouvoir d’attraction ? Nous nous glorifions de nous être soi-disant émancipés des tyrans, et nous avançons palpitant en traversant les appartements privés du roi d’approcher le saint des saints. Dans le monde de l’hyper consommation qu’est devenu le nôtre, les grands mythes fondateurs ont cédé la place à des mythes modernes, tout droit sortis des laboratoires des prêtres du marketing. Il y a belle lurette qu’on invoque plus Mars, Neptune ou Jupiter, ni même Vénus ou Bacchus. C’est la disneyisation des esprits. Ce ne sont pas les dieux qui nous ont abandonné, c’est nous qui nous sommes détournés d’eux, comme un enfant lassé d’un jouet qui ne l’impressionne plus. On a abandonné la référence aux grands mythes de l’Antiquité auxquels plus personne ne comprend plus rien pour d’autres mythes. Le super-héros de ce monde ? Est-ce bien encore Michael Jackson – cette figure me semble un peu dépassée –, qu’on voit ici, bien mélancolique, en compagnie d’un singe, plus fidèle que le public ingrat qui l’a vénéré et jeté en pâture aux Érinyes… Et si je me trompais complètement et si sous le sourire enfantin de ces personnages de cartoon se cachait un profond désespoir sur la dévastation de notre monde, nos Olympes comme nos imaginaires : dévastées. Et si c’était d’un appel au retour des dieux qu’il s’agissait, pour qu’ils reviennent. Je sais bien que les organisateurs de cette exposition ont tout autre chose en tête et serait bien embêté si une telle chose se produisait à l’occasion de cette manifestation – le retour des dieux ! Il paraît que c’est une question de gros sous. L’idée de l’exposition aurait été soufflée au nouveau directeur de l’établissement par son ancien employeur et ami, M. Pinault, façon de valoriser (en d’autres termes, faire monter la valeur pécuniaire) quelques pièces issues de sa collection d’art contemporain. Et si la polémique entretenue par les vieux barons et les Tartuffes de l’art locaux n’était qu’un élément indispensable pour la médiatisation de l’événement… Outrage, disait-on ?]]></content:encoded><dc:creator>fandor</dc:creator><dc:date>2008-09-21T17:10:08+01:00</dc:date></item><item><title>Coming soon - Pink TV</title><link>http://blog.fandor.gayattitude.com/20041015231346/coming-soon-pink-tv/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.fandor.gayattitude.com/20041015231346/coming-soon-pink-tv/</guid><description>Jour J - 10 pour Pink TV... Enfin ! Deux ans que j'attends ce moment... On ne sait encore rien ou pas grand-chose sur les programmes que va proposer cette nouvelle chaîne... Du cul (un peu), du people, une émission en direct tous les soirs, des fictions, des docu, de l'opéra (?)... Y aura-t-il vraiment une émission présentée par Claire Chazal (très copine avec le président fondateur de la chaîne), qui serait donc, contre toute attente, gay friendly ? Est-ce que beaucoup ici présents sont déjà abonnés (je le suis) ?  ça vous botte cette idée de chaîne ? </description><content:encoded><![CDATA[Jour J - 10 pour Pink TV... Enfin ! Deux ans que j'attends ce moment... On ne sait encore rien ou pas grand-chose sur les programmes que va proposer cette nouvelle chaîne... Du cul (un peu), du people, une émission en direct tous les soirs, des fictions, des docu, de l'opéra (?)... Y aura-t-il vraiment une émission présentée par Claire Chazal (très copine avec le président fondateur de la chaîne), qui serait donc, contre toute attente, gay friendly ? Est-ce que beaucoup ici présents sont déjà abonnés (je le suis) ?  ça vous botte cette idée de chaîne ? ]]></content:encoded><dc:creator>fandor</dc:creator><dc:date>2004-10-15T23:13:46+01:00</dc:date></item><item><title>Le chat est mort, vive le chat !</title><link>http://blog.fandor.gayattitude.com/20041014004412/le-chat-est-mort-vive-le-chat/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.fandor.gayattitude.com/20041014004412/le-chat-est-mort-vive-le-chat/</guid><description>ça y est alors ? c'est fini ? Le chat est mort, alors tout le monde a déserté les lieux et migré vers d'autres planètes où l'on peut chatter à loisir... j'ai l'impression d'être comme dans une de ces vieilles boîtes, au petit matin, quand on rallume les lumières sur la piste de danse vide,le dj a arrêté la musique (ordre de la préfecture),  les murs paraissent soudain, piqué de moisi, tout crépis de goudron et de nicotine, on débarasse les derniers verres, on donne un coup de balai, quelques épaves s'accrochent encore au bar, il y a dans l'air toute l'amertume des attentes déçues, une vieille odeur de nostalgie, de tabac froid et de sueur mêlés, que faire ? on s'allume un dernier clope, puis on remonte lentement l'escalier qu'on avait dévalé quelques heures auparavant tout léger de je ne sais quoi, on pousse la porte de sortie, l'air glacé vous pince au visage, on remonte le col de son blouson, et on file tout droit, en ne pensant à rien, à son chat qui vous attend à la maison, qui, au moment de vous endormir, évidemment viendra vous lècher le coin du nez en vous ronronnant à l'oreille, content de vous retrouver, bien vivant lui... C'est vrai que c'est indispensable un chat !</description><content:encoded><![CDATA[ça y est alors ? c'est fini ? Le chat est mort, alors tout le monde a déserté les lieux et migré vers d'autres planètes où l'on peut chatter à loisir... j'ai l'impression d'être comme dans une de ces vieilles boîtes, au petit matin, quand on rallume les lumières sur la piste de danse vide,le dj a arrêté la musique (ordre de la préfecture),  les murs paraissent soudain, piqué de moisi, tout crépis de goudron et de nicotine, on débarasse les derniers verres, on donne un coup de balai, quelques épaves s'accrochent encore au bar, il y a dans l'air toute l'amertume des attentes déçues, une vieille odeur de nostalgie, de tabac froid et de sueur mêlés, que faire ? on s'allume un dernier clope, puis on remonte lentement l'escalier qu'on avait dévalé quelques heures auparavant tout léger de je ne sais quoi, on pousse la porte de sortie, l'air glacé vous pince au visage, on remonte le col de son blouson, et on file tout droit, en ne pensant à rien, à son chat qui vous attend à la maison, qui, au moment de vous endormir, évidemment viendra vous lècher le coin du nez en vous ronronnant à l'oreille, content de vous retrouver, bien vivant lui... C'est vrai que c'est indispensable un chat !]]></content:encoded><dc:creator>fandor</dc:creator><dc:date>2004-10-14T00:44:12+01:00</dc:date></item><item><title>J'adore les dimanches</title><link>http://blog.fandor.gayattitude.com/20041010232211/j-adore-les-dimanches/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.fandor.gayattitude.com/20041010232211/j-adore-les-dimanches/</guid><description>Je n'ai jamais compris pourquoi tant de gens n'aiment pas les dimanches.Comme les enfants, ils s'ennuient le dimanche. Et bien moi, j'adore les dimanches, tous les dimanches, même les plus banals. Ceux gris et froid qu'on passe sans quitter la couette, seul avec un bon livre ou mieux encore dans les bras d'un joli garçon qu'on n'arrive pas à quitter. Ceux qui commencent dans le petit jour frisquet couleur grège, en titubant sur les trottoirs fraîchement balayé des grands boulevards déserts et qu'on finit après un ciné entre copains ou une bière dans un bar pas trop branché dans un restau chinois-cantine, comme un rituel. Et les grandes balades en forêt, l'automne, les feuilles qui crissent sous la semelle, quand fuyant les grandes allées emplies du cortège des familles et des joggers, enfin loin du bruit des hommes sous de grands arbres méditatifs, tous les rêves sont permis, tout paraît très clair, limpide. Le dimanche non franchement, c'est quand même chouette. C'est mon jour à moi, le seul jour de la semaine dont je me sente maître, où je peux n'en faire qu'à ma tête sans une once de culpabilité ou de scrupules. Aujourd'hui mon dimanche était consacré à l'atelier de sensibilisation à l'écoute que j'anime dans le cadre d'une association qui porte le nom de deux jeunes chanteurs à succès des années 80 (certains se sont-ils interrogés d'où leur venait ce nom ?). M'étant bourré de médocs (mon rhub) avant de me coucher (tard mais sans folies, hélas) hier soir, je suis arrivé très en retard, ayant ouvert les yeux comme une fleur à l'heure du rendez-vous. Comme d'habitude, l'atelier fut un moment d'échanges riches et forts. Moments qui se prolongea au Tango où j'eus le bonheur de valser, tangoter, me trémousser avec plus ou moins d'adresse, abandonné entre des bras experts, virevolter sur des rocks endiablés, tourbilloner pendant trois bonnes heures en très charmante compagnie... Et déjà le soir, la raison m'appelle dans mon lit, froide compagne, je ne lui résisterai pas longtemps... Que je suis raisonnable ! Et vous que faites-vous de vos dimanches ?</description><content:encoded><![CDATA[Je n'ai jamais compris pourquoi tant de gens n'aiment pas les dimanches.Comme les enfants, ils s'ennuient le dimanche. Et bien moi, j'adore les dimanches, tous les dimanches, même les plus banals. Ceux gris et froid qu'on passe sans quitter la couette, seul avec un bon livre ou mieux encore dans les bras d'un joli garçon qu'on n'arrive pas à quitter. Ceux qui commencent dans le petit jour frisquet couleur grège, en titubant sur les trottoirs fraîchement balayé des grands boulevards déserts et qu'on finit après un ciné entre copains ou une bière dans un bar pas trop branché dans un restau chinois-cantine, comme un rituel. Et les grandes balades en forêt, l'automne, les feuilles qui crissent sous la semelle, quand fuyant les grandes allées emplies du cortège des familles et des joggers, enfin loin du bruit des hommes sous de grands arbres méditatifs, tous les rêves sont permis, tout paraît très clair, limpide. Le dimanche non franchement, c'est quand même chouette. C'est mon jour à moi, le seul jour de la semaine dont je me sente maître, où je peux n'en faire qu'à ma tête sans une once de culpabilité ou de scrupules. Aujourd'hui mon dimanche était consacré à l'atelier de sensibilisation à l'écoute que j'anime dans le cadre d'une association qui porte le nom de deux jeunes chanteurs à succès des années 80 (certains se sont-ils interrogés d'où leur venait ce nom ?). M'étant bourré de médocs (mon rhub) avant de me coucher (tard mais sans folies, hélas) hier soir, je suis arrivé très en retard, ayant ouvert les yeux comme une fleur à l'heure du rendez-vous. Comme d'habitude, l'atelier fut un moment d'échanges riches et forts. Moments qui se prolongea au Tango où j'eus le bonheur de valser, tangoter, me trémousser avec plus ou moins d'adresse, abandonné entre des bras experts, virevolter sur des rocks endiablés, tourbilloner pendant trois bonnes heures en très charmante compagnie... Et déjà le soir, la raison m'appelle dans mon lit, froide compagne, je ne lui résisterai pas longtemps... Que je suis raisonnable ! 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